L’avertissement italien

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Le résultat des élections italiennes est sans appel : la classe politico-médiatique au pouvoir est totalement discréditée. En faisant du Mouvement 5 Etoiles le premier parti politique transalpin et en portant Silivio Berlusconi bien plus haut que les média ne le voulaient, les italiens ont voulu adresser un message ferme.

Les différentes politiques d’austérité, le sang, la sueur et les larmes promis par Monti n’ont eu pour conséquence que d’aggraver le chômage et de précipiter la récession. L’échec de Monti, c’est l’échec de l’Union Européenne qui promeut la rigueur mais n’apporte aucun cap, aucune solution palpable. C’est l’échec du « toujours plus d’Europe », ultime justification à toute mesure promulguée mais qui ne s’accompagne jamais de la question politique pourtant fondamentale : « Quelle Europe veut-on ? ».

Quelle Europe veut-on ?

Une Europe qui ne soit qu’un marché commun qui respecte à la lettre les principes édictés par l’OMC, quitte à se faire prendre ses marchés publics par des entreprises étrangères et à perdre ses emplois ? Ou une Europe qui assume enfin que les autres acteurs de la mondialisation trichent au libéralisme en subventionnant à tout va, en réservant leurs marchés publics et en régulant drastiquement leur immigration ? Une Europe de la concurrence ou une Europe qui se donne les moyens d’une véritable politique industrielle ?

Quelle Europe veut-on ?

Une Europe-passoire ou une Europe qui protège et qui s’assume politiquement en fixant un cap clair ?

Une Europe où la décision descend du beffroi bruxellois jusqu’aux confins de ses provinces ou une Europe où les provinces remontent progressivement la décision jusqu’à l’échelon le plus apte à la prendre ?

En d’autres termes, une Europe qui s’organise de haut en bas, selon un principe jacobin, en niant toutes ses particularités locales ou une Europe qui s’organise de la base au sommet, selon le principe de subsidiarité ?

Une Europe gouvernée par des élites non élues ou une Europe responsable sur le plan politique et porteuse ainsi d’un véritable projet de civilisation ?

Quelle Europe veut-on ?

L’avertissement italien est clair, net et doit être audible : il faut plus de politique, plus de vérité. Il faut un cap et de la considération, de l’écoute. L’Europe n’est pas une fin en soi, elle fut et reste une volonté des peuples.

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