L’Europe, inéluctablement

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Le traité européen dit traité sur la stabilité, la coopération et la gouvernance (TSCG), qui va très probablement être voté par l’Assemblée Nationale, suscite de vifs débats.

Plusieurs arguments sont avancés par ses opposants, d’ordre politique et économique.

Premièrement, la France, par ce traité, entérine sa perte de souveraineté et sera pieds et mains liées à l’Europe. Le traité, en fixant à tous les Etats membres des objectifs économiques et budgétaires à atteindre, enlève de facto toute latitude aux Parlements nationaux, qui héritent à peine d’un droit de remontrance, comme sous l’Ancien Régime. Bruxelles décide, Paris exécute.

Deuxièmement, ce traité, par les objectifs qu’il affiche (à savoir 0,5% de déficit structurel et réduction de la dette à un montant inférieur à 60% du PIB) et les amendes infligées par la Cour de Justice Européenne en cas où ils ne seraient pas atteints (à hauteur de 0,1% du PIB), pousse certains économistes à dire que l’euro va tuer l’Europe. Le gouvernement économique européen qui se fait jour, tel qu’il aurait du prendre place dès Maastricht, impose des contraintes fortes sur les budgets nationaux et réduit drastiquement les marges de manœuvre des Etats, à l’heure où une relance est peut être nécessaire. Selon plusieurs économistes, ce traité va asphyxier encore plus les  économies européennes pour sauvegarder une monnaie unique qui n’était pas viable dès sa construction, car ne s’appliquant pas sur une zone monétaire optimale.

Le débat fait rage mais bien malin qui pourra prévoir avec certitude la fin de l’euro.

Quoiqu’il arrive, si la France devait sortir de l’euro, elle ne devrait pas s’en réjouir, car l’idée de l’Europe en prendrait un coup. Nous défendons ici l’impérieuse nécessité de la formation d’une véritable fédération européenne, qui soit démocratique (au sens participatif du terme et non seulement représentatif). Dans la perspective d’un monde qui se réorganise en grands blocs, en aires civilisationnelles, il est impératif que l’Europe puisse parler d’une voix forte pour participer à l’histoire du monde. Les Etats seuls, la France, l’Allemagne ne pèseront plus rien dans trente à cinquante ans sur la scène internationale alors qu’une Europe unie peut assurer un leadership fort et faire entendre sa voix, en tant que première puissance mondiale.

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